Les organisateurs

Des institutions qui  cherchent à évangéliser.

Les paroisses Saint Jean Eudes et Notre Dame du Val d’Orne s’associent avec la Direction de l’établissement Giel-Don Bosco et la Communauté des Salésiens au service de l’Établissement pour initier ce temps de réflexion et d’échange d’expériences.

 

Les 150 ans de l’établissement sont l’occasion de vivre la première de ces rencontres qui sont appelées à se renouveler chaque année le lundi de Pentecôte.

 

L'établissement Giel Don Bosco

Fondé au service de l'éducation des jeunes il y a 150 ans.

 

Pourquoi proposer ces Rencontres à Giel ?

 

Lieu qui accueille et forme en majorité des jeunes issus de la ruralité,

Lieu identifié et connu pour les valeurs de son projet pédagogique (les familles sont partie prenante dans ce projet pédagogique),
Lieu où l’on est sensible aux évolutions de la vie dans le monde rural,

Lieu aujourd’hui animé depuis plus de 80 ans par la Communauté des Salésiens qui a toujours été impliquée dans la pastorale des jeunes au-delà de l’établissement, dans la vie paroissiale. C’est très important de pouvoir s’adosser à la Communauté des Salésiens et à toute ses compétences et à son réseau en France. Il pense qu’il serait très difficile d’initier ce projet sur la durée sans cette colonne vertébrale.

 

Les Paroisses du Val d'Orne

Deux paroisses rurales, fondées à l'issue du Synode de 1995 dans le Diocèse de Séez.

 

Suite à une rencontre systématique pour faire le point dans les différents "clochers", d’une façon générale nous sommes impressionnés par la dimension que prend de plus en plus le contexte de la vie individuelle, familiale et collective présent et futur dans les bassins de vie du monde rural. La belle démarche entreprise au niveau de la paroisse (« Que nos églises soient parlantes et vivantes ») met en relief cette problématique individuelle, familiale, sociale, sociétale et chrétienne. Le déploiement de la pastorale de proximité est forcément interpellé et doit tenir compte de ce contexte d’évolution et de changement de vie et d’organisation dans la ruralité. C'est ce qui nous pousse à engager ce type de réflexion avec tous ceux qui le veulent.


Des personnes qui s'intéressent à l'évangélisation

Sébastien Lerondel

Directeur de l'Etablissement Giel Don Bosco.

Il a écrit une thèse en agronomie sur le développement du monde rural.

"Si par son histoire l’Église a été très présente dans le monde rural, il faut bien le remarquer, c’est moins le cas aujourd’hui. L’évolution générale des catégories de la population et des métiers qui y sont développés fait qu’il est opportun de remettre l’évangélisation au centre de la démarche de L’Église."

Père Hubert Geelen

Responsable de la Communauté des Salésiens de Giel.

"Je suis très sensible à faire connaître Jésus aux jeunes. Je suis frappé par la grande méconnaissance et surtout de plus en plus par la non connaissance des jeunes de la vie de Jésus. Suite à ma période de séjour en Italie, je trouve qu’en France la situation est assez catastrophique. Il est urgent d’agir !

 

Il faut vraiment améliorer la façon d’approcher les jeunes qui sont beaucoup plus ouverts et en recherche de savoir et de sens que certains veulent le croire. Mais ils sont exigeant sur la qualité du message à leur délivrer. Notre message doit vraiment être tourné vers eux, plus accessible et plus riche de vérité. Ils sont demandeur d’appui pour renforcer leur démarche de chercheur de sens."

 

Edgar Dauger

Retraité engagé dans la vie paroissiale

"L’approche du monde rural peut se faire selon trois critères d’identification : l’espace productif : tout ce qui est produit par l’activité agricole mais aussi par l’industrie, l’artisanat et naturellement les Services) – l’espace résidentiel tout ce qui touche à l’habitat de ceux qui vivent de leur travail sur place mais aussi des personnes qui vont travailler dans le monde urbain et enfin naturellement les urbains qui reviennent dans le monde rural en séjour et résidence secondaire. – l’espace nature, campagne et environnement. De ce fait quand nous parlons monde rural ce n’est plus le monde exclusif de l’agriculture mais c’est beaucoup plus large et divers. D’où l’expression que l’on peut entendre de plus en plus des ruralités. Personnellement je préfère parler de la nouvelle ruralité.

 

 

 

Ceci nous amène à prendre en considération les notions de bassin de vie, bassin économique et bassin paroissial. Sachant qu’à chaque fois il s’agit des mêmes personnes, il ne peut y avoir bassin de vie sans bassin économique et vis et versa. Et il devient plus facile d’animer un bassin paroissial si on a su et pu répondre à une certaine satisfaction des deux précédents."

 

 

Père Alexis de Brébisson

Curé des deux paroisses du Val d'Orne

"L’évangélisation du monde rural me semble une priorité pour la vie paroissiale aujourd'hui. Il y 20 ans on se demandait « comment vivre l’Évangile dans le monde rural ? ». Sans supprimer en rien cette question, aujourd’hui on se demande « comment proclamer l’Évangile au monde rural ? ». La méconnaissance de Jésus est général. La pratique religieuse est très éclatée. Elle ne représente qu’un très faible pourcentage dans la population. Voilà pourquoi l’initiative du projet des Rencontres de Giel peut et doit constituer une formidable ouverture à la réflexion et à l’échange (telle qu’elle a pu se vivre dans les villes depuis 15 ans). Cela entre dans la démarche paroissiale de la pastorale de proximité. Le choix du titre des Rencontres se veut être à la hauteur de ces enjeux : « Église que fais-tu du (monde) rural ? »"


Monseigneur Habert parle de Giel

Un anniversaire plein d'espérance

 

En mai 2013, les évêques de France promulguaient un nouveau statut pour l'enseignement catholique. Ce texte manifestait de façon concrète le soutien de l'Eglise pour l'exercice de la tâche éducative, il redisait l'urgence et la beauté de cette mission. 

 

La part prise par l'Eglise dans cet immense chantier est ancienne. L'Eglise a ici écrit et continue d'écrire une des plus belles pages de son histoire. Nous pensons à ces grands saints éducateurs dont l'histoire nous émerveille : Saint Jean-Baptiste de la Salle, Saint Jean Bosco, Saint Basile Moreau, Sainte Angèle Merici… Nous pensons à ces milliers de professeurs, éducateurs, prêtres, religieux, laïcs qui se sont donnés pour cette mission.

 

 

 

Dans le diocèse de Séez, l'établissement Giel Don Bosco fête cette année le 150° anniversaire de sa fondation. Un tel anniversaire nous tourne vers le passé : nous rendons grâce pour tout ce qui a été vécu de bon et de beau dans ce lieu. Mais une telle démarche nous tourne surtout vers l'avenir. Aujourd'hui l'établissement cherche à s'ajuster aux défis de notre monde actuel. Avec son collège, son lycée agricole et son lycée professionnel, il répond, dans une dynamique positive, à la demande des jeunes et de leurs familles pour que ces jeunes entrent dans la vie avec les meilleurs atouts possibles.

 

 

 

Un des maîtres mots de Don Bosco dans son "système éducatif" est celui de la confiance.

 

Il demandait aux éducateurs une confiance absolue envers les jeunes, confiance qui ne retirait rien à la justice et à l'exigence, mais qui permettait aux jeunes de grandir pour donner le meilleur d'eux-mêmes. Cette confiance envers les jeunes, Don Bosco la puisait dans sa confiance en Dieu : totale, absolue. Que cette même confiance nous habite aujourd’hui, ne doutons pas que Dieu veuille, à travers cet établissement, donner aux jeunes un lieu de formation et de croissance humaine et spirituelle. Telle est la grâce que nous demandons en ce bel anniversaire.

 

 

 

                                    + Jacques HABERT