Les organisateurs

Nous sommes les organisateurs des Rencontres de Giel : la troisième édition aura lieu les 27 et 28 mars 2020. Nous voulons que ces Rencontres deviennent un forum d’échange, de formation et de partage rassemblant les acteurs de l’évangélisation dans le monde rural.

 

L'établissement Giel Don Bosco

Fondé au service de l'éducation des jeunes il y a 150 ans.

Lieu qui accueille et forme en majorité des jeunes issus de la ruralité,

Lieu identifié et connu pour les valeurs de son projet pédagogique (les familles sont partie prenante dans ce projet pédagogique),
Lieu où l’on est sensible aux évolutions de la vie dans le monde rural,

Lieu aujourd’hui animé depuis plus de 80 ans par la Communauté des Salésiens qui a toujours été impliquée dans la pastorale des jeunes au-delà de l’établissement, dans la vie paroissiale. C’est très important de pouvoir s’adosser à la Communauté des Salésiens et à toute ses compétences et à son réseau en France.

 

Le Pôle missionnaire d’Argentan

Il regroupe quatre paroisses au coeur du diocèse de Séez. Le père Edouard Leger en est le doyen et curé de deux paroisses, le père Alexis de Brébisson est curé des deux autres paroisses, le père Pierre-Yves Emile est responsable de la Pastorale des Jeunes. Edgard Dauger est membre d’une équipe pastorale.

La Mission Isidore et les WEMPS

Ces deux initiatives ont été lancées par Isabelle Pélissié du Rausas et Dauphine Piganeau, étudiantes en région parisienne. Lors de la "Mission Isidore", elles ont pris de septembre 2017 à juillet 2018 une année de césure dans leurs études au service de l’Église en milieu rural, dans deux paroisses d’Auvergne.
En parallèle, elles ont créé les "WEMPS" ou "Week-Ends Mission Prière Service", un mouvement d’évangélisation paroissiale en milieu rural, qui propose à une paroisse de sortir à la rencontre de ses habitants, accompagnée d’une équipe de jeunes venus pour l’occasion


Des personnes au service de ses Rencontres

Père Edouard Leger

Responsable du pôle missionnaire d'Argentan

Curé d'Argentan

"A l’heure où s’est vécue à Putanges la première des missions Wemps dans notre Pôle missionnaire ; n’ayons pas peur de témoigner de notre foi ! Continuons, à l’écoute de la Parole de Dieu, de jeter "inlassablement les filets. C’est la volonté du Seigneur. C’est notre joie ! Vivons l’amour de Jésus Christ dans la joie !"

Père Pierre-Yves Emile

Prêtre coopérateur à la Paroisse Bse Marguerite de Lorraine

"Je suis issu d'une famille pratiquante. Le vrai point de départ de ma vocation a été un pèlerinage à Assise, avec des Franciscains, alors que j'étais en 5e. Je me suis rendu compte qu'une vie très simple n'était pas triste. Pendant quinze jours, on a dormi à la belle étoile. La blague des Franciscains, c'était de dire qu'on dormait dans un hôtel à millions d'étoiles. C'était pendant la Coupe du Monde 1994. Il y avait un frère brésilien, je n'ai jamais vu un frère danser comme ça. Quand c'était le temps de la prière, c'était d'une profondeur qui m'a vraiment stupéfaite."

Père Alexis de Brébisson

Curé des deux paroisses du Val d'Orne

"L’évangélisation du monde rural me semble une priorité pour la vie paroissiale aujourd'hui. Il y vingt ans on se demandait « comment vivre l’Évangile dans le monde rural ? ». Sans supprimer en rien cette question, aujourd’hui on se demande « comment proclamer l’Évangile au monde rural ? ». La méconnaissance de Jésus est général. La pratique religieuse est très éclatée. Elle ne représente qu’un très faible pourcentage dans la population. Voilà pourquoi l’initiative du projet des Rencontres de Giel peut et doit constituer une formidable ouverture à la réflexion et à l’échange (telle qu’elle a pu se vivre dans les villes depuis quinze ans). Cela entre dans la démarche paroissiale de la pastorale de proximité. "

Antoine de Saint-Louvent

" Ma famille est enracinée dans le bocage ornais depuis de nombreuses générations. Agronome de formation, j’ai toujours eu une certaine inclination pour la nature, pour le vivant et pour la ruralité. Retraité de l’industrie pétrolière, j’ai voulu m’y enraciner davantage en m’y installant à plein temps et en partageant la vie des ruraux qui m’entourent et que j’ai plaisir à rencontrer. Il m’a semblé tout naturel de proposer mes services aux fondateurs des Rencontres de Giel et de contribuer à ma manière à l’entretien et au développement de cette belle foi dont est encore si imprégné le monde rural du diocèse de Séez. Je suis heureux de faire partie de l’équipe des Rencontres de Giel aux parcours et aux talents si complémentaires."

Dauphine Piganeau

Dauphine Piganeau finit ses études à HEC. C'est sous le patronage de Saint Isidore, ouvrier agricole espagnol du 13e siècle, qu'elle a placé l'année sabbatique prise en 2017/2018 avec Isabelle Pélissié du Rausas au service de 2 paroisses rurales en Auvergne. La Mission Isidore était née !

Au cours de cette année a germé aussi l'initiative des WEMPS  qui continue depuis ! 

Charlotte Moulonguet

Charlotte termine ses études à Polytechnique avec un stage à la SNCF. Elle est engagée dans les WEMPS depuis le début de l'aventure ! 

Sébastien Lerondel

Directeur de l'Etablissement Giel Don Bosco.

Il a écrit une thèse en agronomie sur le développement du monde rural.

"Si par son histoire l’Église a été très présente dans le monde rural, il faut bien le remarquer, c’est moins le cas aujourd’hui. L’évolution générale des catégories de la population et des métiers qui y sont développés fait qu’il est opportun de remettre l’évangélisation au centre de la démarche de L’Église."

Edgar Dauger

Retraité engagé dans la vie paroissiale

 

"L’approche du monde rural peut se faire selon trois critères d’identification : l’espace productif : tout ce qui est produit par l’activité agricole mais aussi par l’industrie, l’artisanat et naturellement les Services) – l’espace résidentiel tout ce qui touche à l’habitat de ceux qui vivent de leur travail sur place mais aussi des personnes qui vont travailler dans le monde urbain et enfin naturellement les urbains qui reviennent dans le monde rural en séjour et résidence secondaire. – l’espace nature, campagne et environnement. De ce fait quand nous parlons monde rural ce n’est plus le monde exclusif de l’agriculture mais c’est beaucoup plus large et divers. D’où l’expression que l’on peut entendre de plus en plus des ruralités. Personnellement je préfère parler de la nouvelle ruralité.

 

Ceci nous amène à prendre en considération les notions de bassin de vie, bassin économique et bassin paroissial. Sachant qu’à chaque fois il s’agit des mêmes personnes, il ne peut y avoir bassin de vie sans bassin économique et vis et versa. Et il devient plus facile d’animer un bassin paroissial si on a su et pu répondre à une certaine satisfaction des deux précédents."

Monseigneur Habert

Mot pour les Rencontres de Giel 2019

Avec « Les rencontres de Giel » deux belles problématiques se croisent :
- celle de l’évangélisation
- celle de la situation du monde rural
Contrairement à certaines cultures, l’annonce de l’évangile ne se fait jamais
hors-sol ! Il est donc bon de prendre le temps de la compréhension,
de l’analyse, pour évaluer les défis que vit le monde rural aujourd’hui.
Ce « travail » n’ayant qu’un seul but : être mieux ajusté pour annoncer l’évangile.
Dans sa grande encyclique Ecclesiam Suam le pape Paul VI disait en 1964 :
« Allez donc, enseignez toutes les nations » (Mt., 28, 19) est l’ultime commandement
du Christ à ses apôtres. Ceux-ci définissent leur indéclinable mission par le nom même
d’apôtres. A propos de cette impulsion intérieure de charité qui tend à se traduire en un
don extérieur, Nous emploierons le nom, devenu aujourd’hui usuel, de dialogue. L’Eglise
doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L’Eglise se fait parole ; l’Eglise
se fait message ; l’Eglise se fait conversation.»
Le pape parle de conversation, de dialogue ; à Giel il est question de rencontre, nous
sommes bien dans la même dynamique. Je vous encourage à entrer dans cette belle
conversation. Je vous invite à participer à cette 2e édition des « Rencontres de Giel ».
La parole sera donnée à des acteurs de terrain, mais les participants pourront aussi bénéficier d’échanges sur leurs expériences particulières. Cette rencontre se vit le lundi de Pentecôte, nous aurons entendu la veille le récit des actes des apôtres : Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Bonnes rencontres, bon dialogue, bonne conversation ! Que le Seigneur vous bénisse.
+ Jacques HABERT