Les organisateurs

Qui sommes-nous?

Nous sommes les organisateurs des Rencontres de Giel : la première édition des Rencontres a eu lieu en mai 2018, la deuxième édition aura lieu le lundi de Pentecôte 10 juin 2019. Nous voulons que ces Rencontres deviennent un forum d’échange, de formation et de partage rassemblant les acteurs de l’évangélisation dans le monde rural.

 

L'établissement Giel Don Bosco

Fondé au service de l'éducation des jeunes il y a 150 ans.

Lieu qui accueille et forme en majorité des jeunes issus de la ruralité,

Lieu identifié et connu pour les valeurs de son projet pédagogique (les familles sont partie prenante dans ce projet pédagogique),
Lieu où l’on est sensible aux évolutions de la vie dans le monde rural,

Lieu aujourd’hui animé depuis plus de 80 ans par la Communauté des Salésiens qui a toujours été impliquée dans la pastorale des jeunes au-delà de l’établissement, dans la vie paroissiale. C’est très important de pouvoir s’adosser à la Communauté des Salésiens et à toute ses compétences et à son réseau en France.

 

Le Pôle missionnaire d’Argentan

Il regroupe quatre paroisses au coeur du diocèse de Séez. Le père Edouard Leger en est le doyen et curé de deux paroisses, le père Alexis de Brébisson est curé des deux autres paroisses, le père Pierre-Yves Emile est responsable de la Pastorale des Jeunes. Edgard Dauger est membre d’une équipe pastorale.

La Mission Isidore et les WEMPS

Ces deux initiatives ont été lancées par Isabelle Pélissié du Rausas et Dauphine Piganeau, étudiantes en région parisienne. Lors de la "Mission Isidore", elles ont pris de septembre 2017 à juillet 2018 une année de césure dans leurs études au service de l’Église en milieu rural, dans deux paroisses d’Auvergne.
En parallèle, elles ont créé les "WEMPS" ou "Week-Ends Mission Prière Service", un mouvement d’évangélisation paroissiale en milieu rural, qui propose à une paroisse de sortir à la rencontre de ses habitants, accompagnée d’une équipe de jeunes venus pour l’occasion


Des personnes au service de ses Rencontres

Père Edouard Leger

Responsable du pôle missionnaire d'Argentan

Curé d'Argentan

"A l’heure où s’est vécue à Putanges la première des missions Wemps dans notre Pôle missionnaire ; n’ayons pas peur de témoigner de notre foi ! Continuons, à l’écoute de la Parole de Dieu, de jeter "inlassablement les filets. C’est la volonté du Seigneur. C’est notre joie ! Vivons l’amour de Jésus Christ dans la joie !"

Père Pierre-Yves Emile

Prêtre coopérateur à la Paroisse Bse Marguerite de Lorraine

"Je suis issu d'une famille pratiquante. Le vrai point de départ de ma vocation a été un pèlerinage à Assise, avec des Franciscains, alors que j'étais en 5e. Je me suis rendu compte qu'une vie très simple n'était pas triste. Pendant quinze jours, on a dormi à la belle étoile. La blague des Franciscains, c'était de dire qu'on dormait dans un hôtel à millions d'étoiles. C'était pendant la Coupe du Monde 1994. Il y avait un frère brésilien, je n'ai jamais vu un frère danser comme ça. Quand c'était le temps de la prière, c'était d'une profondeur qui m'a vraiment stupéfaite."

Père Alexis de Brébisson

Curé des deux paroisses du Val d'Orne

"L’évangélisation du monde rural me semble une priorité pour la vie paroissiale aujourd'hui. Il y vingt ans on se demandait « comment vivre l’Évangile dans le monde rural ? ». Sans supprimer en rien cette question, aujourd’hui on se demande « comment proclamer l’Évangile au monde rural ? ». La méconnaissance de Jésus est général. La pratique religieuse est très éclatée. Elle ne représente qu’un très faible pourcentage dans la population. Voilà pourquoi l’initiative du projet des Rencontres de Giel peut et doit constituer une formidable ouverture à la réflexion et à l’échange (telle qu’elle a pu se vivre dans les villes depuis quinze ans). Cela entre dans la démarche paroissiale de la pastorale de proximité. Le choix du titre des Rencontres se veut être à la hauteur de ces enjeux : « Église que fais-tu du (monde) rural ? »"

Dauphine Piganeau et Isabelle Pélissié du Rausas

Isabelle Pélissié du Rausas finit ses études à HEC par un master spécialisé en entrepreneuriat. Dauphine Piganeau, de la même école de commerce, est en stage chez Vinci. C'est sous le patronage de Saint Isidore, ouvrier agricole espagnol du 13e siècle, les deux étudiantes de 23 ans, ont placé l'année sabbatique qu'elles ont prise l'an dernier.

Quand s'est offerte la possibilité de s'extraire de leurs études, les deux amies ont pris la clé des champs comme un retour aux sources. « Dire que nous avions déjà un pied à la campagne serait abusif, explique en souriant Isabelle, mais nous avions envie d'en savoir plus. » Au cours de cette année a germé aussi l'initiatives des WEMPS.

Sébastien Lerondel

Directeur de l'Etablissement Giel Don Bosco.

Il a écrit une thèse en agronomie sur le développement du monde rural.

"Si par son histoire l’Église a été très présente dans le monde rural, il faut bien le remarquer, c’est moins le cas aujourd’hui. L’évolution générale des catégories de la population et des métiers qui y sont développés fait qu’il est opportun de remettre l’évangélisation au centre de la démarche de L’Église."

Père Hubert Geelen

Responsable de la Communauté des Salésiens de Giel.

"Je suis très sensible à faire connaître Jésus aux jeunes. Je suis frappé par la grande méconnaissance et surtout de plus en plus par la non connaissance des jeunes de la vie de Jésus. Suite à ma période de séjour en Italie, je trouve qu’en France la situation est assez catastrophique. Il est urgent d’agir !

 

Il faut vraiment améliorer la façon d’approcher les jeunes qui sont beaucoup plus ouverts et en recherche de savoir et de sens que certains veulent le croire. Mais ils sont exigeant sur la qualité du message à leur délivrer. Notre message doit vraiment être tourné vers eux, plus accessible et plus riche de vérité. Ils sont demandeur d’appui pour renforcer leur démarche de chercheur de sens."

Edgar Dauger

Retraité engagé dans la vie paroissiale

 

"L’approche du monde rural peut se faire selon trois critères d’identification : l’espace productif : tout ce qui est produit par l’activité agricole mais aussi par l’industrie, l’artisanat et naturellement les Services) – l’espace résidentiel tout ce qui touche à l’habitat de ceux qui vivent de leur travail sur place mais aussi des personnes qui vont travailler dans le monde urbain et enfin naturellement les urbains qui reviennent dans le monde rural en séjour et résidence secondaire. – l’espace nature, campagne et environnement. De ce fait quand nous parlons monde rural ce n’est plus le monde exclusif de l’agriculture mais c’est beaucoup plus large et divers. D’où l’expression que l’on peut entendre de plus en plus des ruralités. Personnellement je préfère parler de la nouvelle ruralité.

 

Ceci nous amène à prendre en considération les notions de bassin de vie, bassin économique et bassin paroissial. Sachant qu’à chaque fois il s’agit des mêmes personnes, il ne peut y avoir bassin de vie sans bassin économique et vis et versa. Et il devient plus facile d’animer un bassin paroissial si on a su et pu répondre à une certaine satisfaction des deux précédents."

Monseigneur Habert

Mot pour les Rencontres de Giel 2019

Avec « Les rencontres de Giel » deux belles problématiques se croisent :
- celle de l’évangélisation
- celle de la situation du monde rural
Contrairement à certaines cultures, l’annonce de l’évangile ne se fait jamais
hors-sol ! Il est donc bon de prendre le temps de la compréhension,
de l’analyse, pour évaluer les défis que vit le monde rural aujourd’hui.
Ce « travail » n’ayant qu’un seul but : être mieux ajusté pour annoncer l’évangile.
Dans sa grande encyclique Ecclesiam Suam le pape Paul VI disait en 1964 :
« Allez donc, enseignez toutes les nations » (Mt., 28, 19) est l’ultime commandement
du Christ à ses apôtres. Ceux-ci définissent leur indéclinable mission par le nom même
d’apôtres. A propos de cette impulsion intérieure de charité qui tend à se traduire en un
don extérieur, Nous emploierons le nom, devenu aujourd’hui usuel, de dialogue. L’Eglise
doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L’Eglise se fait parole ; l’Eglise
se fait message ; l’Eglise se fait conversation.»
Le pape parle de conversation, de dialogue ; à Giel il est question de rencontre, nous
sommes bien dans la même dynamique. Je vous encourage à entrer dans cette belle
conversation. Je vous invite à participer à cette 2e édition des « Rencontres de Giel ».
La parole sera donnée à des acteurs de terrain, mais les participants pourront aussi bénéficier d’échanges sur leurs expériences particulières. Cette rencontre se vit le lundi de Pentecôte, nous aurons entendu la veille le récit des actes des apôtres : Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Bonnes rencontres, bon dialogue, bonne conversation ! Que le Seigneur vous bénisse.
+ Jacques HABERT